Tracing the fate of a family father – murdered 50 years ago during General Pinochet’s coup
Le 19 octobre 1973, Carlos Berger Guralnik a été tué dans le désert chilien d'Atacama avec 70 autres opposants politiques par la « Caravana de la Muerte » (convoi de la mort) de Pinochet. Le corps de Carlos n'a jamais été retrouvé. Les souvenirs de sa famille sont tout ce qu'il reste de lui.
Trente ans plus tard, le réalisateur chilien Germán Berger Hertz, fils unique de Carlos, entreprend un émouvant voyage cinématographique pour retracer la vie et la mort de son père. Berger Hertz rencontre et réunit ses proches, qui se sont exilés au Canada, pour enfin affronter la douleur et la perte.
La mère du réalisateur a joué un rôle important dans l'accusation de Pinochet concernant le convoi de la mort ; un programme politique qui visait à éteindre totalement les vies, les traces et les corps de ses opposants. Par conséquent, la reconstruction de chaque vie est aussi un effort pour reconstruire une partie de l'histoire chilienne.
Par le biais d'un langage visuel très insistant, le film montre comment des structures familiales entières ont changé et comment des tabous ont été maintenus pendant des siècles. Parallèlement à une recherche personnelle passionnante, l'histoire atroce d'un pays devient tangible et se consolide grâce à des archives privées exclusives de l'ère Pinochet. La force du film est d'aborder des sujets politiques récurrents (comme la dictature de Pinochet de 1973 à 1989) d'une manière nouvelle et inédite, et d'utiliser les lettres comme forme de narration pour exposer les conflits et les actions juxtaposées des personnages concernés.
« Ma vie avec Carlos » se veut un film contre le “crime d'exécution permanente”, comme on dit dans le langage judiciaire. Jusqu'à aujourd'hui, il n'y a pas eu de clôture des événements, il n'y a pas eu d'accusation et le corps de Carlos n'a pas encore été retrouvé. Et l'oubli est le véritable succès de la force brute. L'histoire de la famille Berger, leur tentative de longue haleine pour surmonter une tragédie, reflète le destin de tout un pays. Germán Berger-Hertz y parvient en racontant un film émotionnel, inoubliable et très actuel en raison du processus continu de régénération.
Le 19 octobre 1973, Carlos Berger Guralnik a été tué dans le désert chilien d'Atacama avec 70 autres opposants politiques par la « Caravana de la Muerte » (convoi de la mort) de Pinochet. Le corps de Carlos n'a jamais été retrouvé. Les souvenirs de sa famille sont tout ce qu'il reste de lui.
Trente ans plus tard, le réalisateur chilien Germán Berger Hertz, fils unique de Carlos, entreprend un émouvant voyage cinématographique pour retracer la vie et la mort de son père. Berger Hertz rencontre et réunit ses proches, qui se sont exilés au Canada, pour enfin affronter la douleur et la perte.
La mère du réalisateur a joué un rôle important dans l'accusation de Pinochet concernant le convoi de la mort ; un programme politique qui visait à éteindre totalement les vies, les traces et les corps de ses opposants. Par conséquent, la reconstruction de chaque vie est aussi un effort pour reconstruire une partie de l'histoire chilienne.
Par le biais d'un langage visuel très insistant, le film montre comment des structures familiales entières ont changé et comment des tabous ont été maintenus pendant des siècles. Parallèlement à une recherche personnelle passionnante, l'histoire atroce d'un pays devient tangible et se consolide grâce à des archives privées exclusives de l'ère Pinochet. La force du film est d'aborder des sujets politiques récurrents (comme la dictature de Pinochet de 1973 à 1989) d'une manière nouvelle et inédite, et d'utiliser les lettres comme forme de narration pour exposer les conflits et les actions juxtaposées des personnages concernés.
« Ma vie avec Carlos » se veut un film contre le “crime d'exécution permanente”, comme on dit dans le langage judiciaire. Jusqu'à aujourd'hui, il n'y a pas eu de clôture des événements, il n'y a pas eu d'accusation et le corps de Carlos n'a pas encore été retrouvé. Et l'oubli est le véritable succès de la force brute. L'histoire de la famille Berger, leur tentative de longue haleine pour surmonter une tragédie, reflète le destin de tout un pays. Germán Berger-Hertz y parvient en racontant un film émotionnel, inoubliable et très actuel en raison du processus continu de régénération.